Eh oui, catastrophe hier soir, petit bonhomme s'est brûlé avec de l'eau (TRES) chaude pendant une raclette. Vous savez, c'est l'eau qu'on met sur le dessus pour chauffer les patates sans péter le
plat ; le fait est que le plat du dessus a glissé et que de l'eau a coulé sur son bras droit. On a enlevé les vêtements immédiatement, mais avec les manches courtes, le coude et l'avant-bras
n'étaient pas protégés. Donc grosse brûlure, un petit bout de peau en moins... On appelle le 15 qui nous envoie directement aux urgences. Pendant ces échanges de coups de fils et de conseils, on
a mis le bras de Constantin dans un bain d'eau froide. Le pauv' tit loup pleurait en disant "ca bule, ca bule, ca fait mal"... une fois dans la voiture (je l'ai emmené avec "Kaire", sa tante,
Caloue restant pour garder Abbygaëlle) il s'est un peu calmé, on avait mis une compresse sur la plaie pour limiter les risques d'infection et calmer la douleur. Au bout de quelques kilomètres de
voiture, on retrouvait notre Constantin de tous les jours, nous parlant, comme chaque fois qu'on prend la voiture, du "fevalier" et qu'il faut faire attention parce qu'il a peur du "fevalier" qui
va "sauter"... QUI est le Chevalier ? Où va-t-il sauter ? Aucune idée, mais c'est une ritournelle en voiture...
Arrivée aux urgences d'Orléans, je me pose devant le guichet, commence à vouloir dire à l'aide médicale qu'il s'est brûlé le bras mais avant d'avoir ouvert la bouche, elle me dit de
patienter, qu'il y a d'autres parents arrivés avant moi... Attente un peu longue vu le nombre de cas suspects pour la grippe A/H1N1... Finalement arrive notre tour, et l'aide médicale me dit "ah
c'est une brûlure ? Mais il fallait nous le dire, on fait pas le triage comme ça d'un simple regard !"... l'envie de lui répondre "yspice di counasse" me traverse l'esprit, mais vu qu'on est
samedi soir, que les urgences sont bondées et qu'elle bosse peut-être depuis 8h ou 10h le matin, je ravale mes sarcasmes et tend ma carte vitale.
Seconde attente dans la seconde salle d'attente; je conseille à vos enfants de ne pas tousser ni avoir de fièvre en ce moment... Préférez, pour un voyage aux urgences avec le moins d'attente
possible, les "accidents de la vie" comme on dit, ou les plaies ouvertes ! "Au moins deux heures d'attente" dit l'aide soignante aux parents derrière moi avec leur petite qui vient avec 40° de
fièvre...
Pour nous heureusement c'est plus rapide, j'imaginais mal le petit loup resté avec son bras comme ça pendant deux heures. Tout va bien, il me parle, me demande pourquoi le bébé pleure, pourquoi
le petit garçon tient son bras, sourit au personnel, blah blah blah... L'humeur change du tout au tout quand on arrive en salle de soins, où, réalisant qu'on va le soigner, il se met à pleurer et
à répéter "Non ça va, ça va, plus mal, ça va !" pensant ainsi échapper à l'infirmière ! Ce ne sera pas si simple que ça, et après quelques pleurs et un gros calin, nous ressortons des
urgences avec un magnifique pansement au bras (enfin surtout Constantin, le pansement... moi "ça va" ! ).
Il s'est endormi sur le chemin du retour, s'est réveillé en arrivant, et voyant les "tatates" et le fromage sur le bord de la table (on a un peu laissé la raclette en plan, naturellement
!) a réclamé à manger ! Nous avons donc tous mangé de la raclette. Constantin a raconté que la "dame" était "zentil" (on suppose qu'il parlait de l'infirmière !), a montré son pansement à sa
maman et (après quelques comédies) a fini par aller se coucher !
Rendez-vous dans trois jours à l'hosto pour changer le pansement et faire de cette mauvaise expérience un lointain souvenir... *OUF*
Son pansement, dont il est assez fier ce matin !
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